Économie Refondée

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Une allégorie en guise d’avant-propos

Une mission d’exploration spatiale est partie d’une planète, à bord d’un grand vaisseau spatial. Les membres de l’expédition, nombreux et de toutes origines, races et catégories socioprofessionnelles, constituent de ce fait une société pluriethnique, vivant en autarcie complète pendant tout le très long voyage spatial.

Ils disposent pour se faire, à bord du vaisseau, d’un véritable concentré des technosciences de la planète. Toutes les tâches de production pure, d’acheminement, de distribution, etc. sont automatisées. De même que les cultures hydroponiques(*) qui assurent la subsistance des personnes. Les réserves de matières premières, sous forme ultra compacte, sont suffisantes pour permettre l’entretien et le renouvellement des biens matériels, des machines, des robots et des éléments du vaisseau lui-même, pour une très longue durée de vol.

Les hommes assument les fonctions non automatisables : programmation (préparation) des buts et itinéraires de l’expédition, contrôle et supervision des tâches automatisées, santé humaine, démocratie, etc. Tous sont entièrement « à la charge » du vaisseau expéditionnaire et en montant à bord, chacun ou chaque famille a reçu son « trousseau », simple mais complet, pour un long temps de vie dans l’espace. Ils en disposent en usufruitiers, sans en être propriétaires. Ils disposent aussi de cabines ou d’appartements confortables, sans luxe particulier, bien adaptés à leur composition familiale. Ils ont d’ailleurs toute licence d’en changer à leur guise par échange avec d’autres, et ils ne s’en privent pas.

L’activité sociale, à finalité collective, n’excède pas 2 heures par jour pour chaque personne, les machines et ordinateurs faisant presque tout, et tout le monde y participe. Ces activités, sauf assez rares exceptions, peuvent être exercées par tout un chacun, quelque soit son âge (il n’y a pas de « retraité » à bord, on est actif jusqu’à son décès), souplement, et la redondance homme-tâche étant importante, beaucoup s’initient et se forment à d’autres métiers ou compétences.

Le temps libre étant très important, tous pratiquent de nombreux hobby : écriture, peinture, arts graphiques, sculpture, recherche scientifique, sport, musique, approfondissement spirituel, etc. Personne ne vend sa production privée, les œuvres, matérielles ou intellectuelles, sont échangées avec celles des autres, et de ce fait « tournent beaucoup ». Elles sont aussi échangeables en contrepartie de services divers. Donc la monnaie n’existe pas à bord, elle n’a pas d’utilité.

En parcourant le vaisseau, on constate l’absence de tout soldat ou policier de métier. Certes, la population à bord n’est pas parfaite, les disputes ou les problèmes humains se produisent, bien que peu fréquents, car tous vivent en paix, confortablement, leurs besoins assurés gratuitement, l’activité courante non stressante, le temps libre créatif ou de repos très dominant. S’ils surviennent, ces problèmes sont rapidement circonscrits et apaisés par l’action des médiateurs de service ou des thérapeutes, nombreux, dévoués et efficaces.

On constate également qu’il n’existe pas de tâches comptables, ni donc de comptables. Qu’auraient-ils à écrire dans leurs livres ? Les matières premières ont été gracieusement offertes par la planète avant le départ ou synthétisées par les machines, voire renouvelées gratuitement lors des atterrissages sur des planètes. Les activités sociales ne sont pas rémunérées, chacun disposant gratuitement de tout ce dont il a besoin, les machines ne recevant pas de salaires non plus. Donc coûts matières et salariaux nuls. L’énergie, gratuite, est puisée dans celle illimitée de l’espace. La gestion des stocks, les prévisionnels de consommation, etc. sont gérés par les ordinateurs de l’économat central. En conclusion, si, à bord, tout a de la valeur, rien n’a de prix.

De ce fait, on ne trouve pas non plus de percepteur ! Que pourrait-il prélever puisqu’il n’y a ni comptabilité ni monnaie ? Et pour le compte de qui ? La hiérarchie existante n’est que fonctionnelle ou de service, et chacun peut en assumer à son tour les responsabilités.

Donc, au final, n’existe à bord aucun de ces lourds instruments administratifs, si dévoreurs d’énergie humaine improductive : services comptables, fiscaux, caisses de toutes natures, etc. Dans un environnement aussi robotisé que possible et où la vie de base est gratuite pour tous, ils n’ont plus ni utilité ni justification.

Chacun l’aura compris, le vaisseau spatial est notre magnifique (jusqu’à quand ?) planète Terre et les expéditionnaires l’humanité dans sa totalité.
Pour une petite statistique éclairante,

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Par cette allégorie l’objectif est de faire prendre conscience que dans un environnement conçu et mis en œuvre à cette fin, il est possible de concevoir une société, certes encore largement utopique, mais guérie de cette honte qu’est le sort réservé à tant d’êtres humains sur la Terre, et de sa cause, l’avidité financière.

Pas de monnaie, pas de spéculation ! Pas de prix, pas d’inflation ! Pas de pauvreté, pas de guerre !
Et donc 7 milliards de prix Nobel de la Paix chaque année !


(*) Cultures dans lesquelles une solution nutritive remplace la terre et qui assurent la subsistance des personnes.



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