Économie Refondée

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Nouveau modèle

1. Préambule
2. Analyse des fondements du système économique actuel.
3. Propositions ou postulats du nouveau modèle
4. Développement et argumentaire des postulats.


1. Préambule :

En paraphrasant le joli refrain de « Rien à jeter » de Georges Brassens : « Tout est bon chez elle, y a rien à jeter ; sur l’île déserte il faut tout emporter », il pourrait être chanté à propos du système économique actuel : « Tout est faux chez lui, y a rien à garder ; sur l’île déserte faudra tout repenser » !

La situation actuelle est comparable à un repas qui rassemblerait, autour d’une grande table, de nombreux convives. Mais ce repas est inhabituel : quelques convives paraissant déjà bien nourris, puisent abondamment dans des plats bien garnis tout en veillant jalousement à ce que les autres convives, pourtant plus nombreux, n’en fassent pas de même. Ces derniers, maigres, voire faméliques, picorent dans des plats quasi vides. L’ambiance est évidemment tendue, les récriminations fusent, la révolte gronde. Le stress est général, pour les affamés comme pour les repus, qui « défendent » leurs surplus.

Il est étrange de constater à quel point l’homme, dans sa vie privée, se montrera tout autre qu’évoqué ci-dessus, il aura à coeur de régaler généreusement ses hôtes, sa famille, ses invités et pourtant, le même homme, dirigeant de multinationale, capitaine d’industrie ou banquier, pourra se montrer dans son activité professionnelle un impitoyable rapace, un cynique, provoquant ruine, chômage et désolation dans la société humaine et dans son environnement.

Quel est le ressort secret qui pousse nombre de ces décideurs mondiaux, ceux en tous cas qui détiennent la puissance financière, à ce comportement schizophrénique ? Est-ce de nature ? Ou est-ce le système économique actuel qui y conduit ?


2. Analyse des fondements du système économique actuel :

A voir un peu partout dans le monde les populations sacrifiées, les petits paysans étranglés, les drames de la guerre, du chômage, la disparition du travail, le déficit d’éducation et de culture et l’insatisfaction généralisée, pour une trop grande et de plus en plus grande proportion de l’humanité, cela montre et démontre que le système actuel est devenu totalement « inhumain » et donc obsolète, bon pour la déchetterie !
Ne rien garder, ne pas rafistoler, c’est inutile. POURQUOI ?

Parce que :
Le système « tourne à l’envers » : au lieu de servir, il dessert ; au lieu de partager, il accapare ; au lieu de protéger, il dégrade ; au lieu d’être économe, il gaspille.


Le coupable : le dieu PROFIT

En effet, le profit, comme fin en soi du système, réalisé désormais de préférence à court terme et quel qu’en soit le coût social ou sociétal, s’avère une machine à broyer les hommes, lancée telle un train fou sans freins ni conducteur.

Le vice majeur et rédhibitoire d’un système à but « lucratif » est qu’il porte en lui-même sa propre contradiction et donc à terme, et ce terme semble atteint, sa propre condamnation.

Une fois lancé, ce système économique « non économe » (ah ! Ambiguïté de la langue française) ne peut plus accepter de régulation car sa logique va le pousser à « toujours plus » et, une fois tous les hommes « broyés » et toutes les ressources « consommées », le système n’étant plus alimenté et sans alternative, s’effondre.

Les conséquences particulièrement négatives d’un tel système sont :


1. La nécessité d’une croissance continue, condition sine qua non, mais chose que : les lois de la nature, la démographie en expansion, l’entropie, les dimensions et le ressources finies de la Terre ne permettent pas. Prenons l’exemple d’une voiture grimpant une côte trop pentue : lorsque le moteur ne peut plus avancer, les seules issues sont le blocage sur place ou la dangereuse reculade.

2. L’élimination inéluctable de l’homme comme agent économique, au profit du travail robotisé, sans que soit, toutefois, offert aux hommes des moyens de subsistance de remplacement.

3. La prédominance du court terme, du factice, du jetable, du démodable, du gadget inutile.

4. La création permanente de « besoins » nouveaux imposés ensuite par le marketing agressif.

5. L’organisation de la fausse pénurie comme source de profit maximal.

Chacun pourrait compléter ce tableau.

Il n’est donc pas nécessaire de consacrer de l’énergie à continuer de scruter ce système moribond, mais au contraire de la consacrer à l’élaboration d’un système économique radicalement différent et dédié à la satisfaction des besoins vitaux et à l’épanouissement, de tous les êtres humains.


Ancien modèle
voiture

3. Propositions ou postulats du nouveau système économique :

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Dans son principe général, il est finalement assez SIMPLE à définir : prendre exactement l’opposé des axiomes du système actuel, tels qu’évoqués ci-dessus, ce qui donne :


1.
Mettre l’homme au centre du système : l’inclure totalement, au lieu de l’exclure, où qu’il vive, quel qu’il soit.

2. Déclarer
le Droit universel de tout être humain à disposer de son nécessaire vital, sa vie durant.

3. Considérer les
ressources terrestres comme dénuées de toute notion de propriété humaine, mais offertes par la Terre à l’humanité, en tant que simple usufruitière de sa planète : partager au lieu d’accaparer, équitablement entre tous les peuples.

4.
Abandonner la notion du travail en tant que nécessité vitale. La vie de l’être humain n’a pas à être conditionnée par l’exercice d’un travail, mais par son Droit, acquis de naissance.

5. Pour cela, instaurer la
Gratuité généralisée du nécessaire vital, c’est-à-dire : nourriture et eau potable (besoins mondiaux),


(Voir ici) CLIQUEZ,

vêtements, logement, transport, énergie, soins de santé. Ce qui entraîne naturellement un renversement complet de la démarche de fabrication des objets de la vie de base.


6. Organiser la société autour de l’
échelon LOCAL, c’est-à-dire la juxtaposition de territoires locaux autonomes


(Voir ici) CLIQUEZ,

mais maillés et reliés entre eux, là encore l’exact opposé du système actuel de la désertification rurale et de l’hyper concentration urbaine, double réalité inhumaine.


Cela implique de bannir le gadget inutile, la publicité, les modes ; de fabriquer simple, solide, inusable, réparable, ce qui n’empêche nullement l’esthétique, le beau.

Poussé à son optimum, repensé dans cette optique de gratuité simplifiée, le puissant outil industriel terrestre en est parfaitement capable. C’est une politique d’abondance et non plus de pénurie volontaire qui est organisée.

Et dans ce contexte-là :

la robotisation est un atout majeur.

En conséquence de la gratuité :


• Instaurer une société dans laquelle toutes les activités nécessaires à son fonctionnement sont accomplies bénévolement par les citoyens, donc sans rémunération.

• Faire « l’économie » de la monnaie, devenue inutile, l’allocation ou le revenu universel n’étant retenu que comme une étape éventuelle vers la gratuité.

• Faire « l’économie » de la notion de propriété, notion sans aucune nécessité économique, plutôt une complication.



4. Développement et argumentaire des postulats :

Mettre l’homme, tout l’homme, tous les hommes au centre d’une économie idéale, cela est tellement évident pour toute personne qui se préoccupe un tant soit peu des autres êtres humains et qui rêve d’une économie équitable, qu’il ne semble pas nécessaire d’argumenter.

1. Et pourtant, au vu de la situation dramatique de tant de populations humaines dans le monde, cette « évidence » est bien loin d’être universellement acquise. Il faut donc la réaffirmer très fort, comme premier article, faute de quoi il n’est pas utile d’aller plus loin.

Tout système économique qui ne se définirait pas comme au service exclusif de l’humanité, porterait une tare congénitale qui tôt ou tard le pervertirait. Par ailleurs, un tel système devra être simple, le plus simple possible et débarrassé de tout élément, ajout, théorie qui le compliquerait sans rien apporter de mieux.

Pour rendre l’évidence ci-dessus incontournable, un seul moyen : la Déclaration Universelle du Droit de tout être humain à disposer, de sa naissance à sa mort, de son nécessaire vital. Il a été indiqué ci-dessus dans le point 5 ce qui était entendu en matière de nécessaire vital, notion qui devra être modulée selon la situation géographique des populations.

Comment s’assurer que tout être humain en bénéficiera, partout sur Terre et dans quelque situation qu’il se trouve ? Pour cela, ce nécessaire vital doit lui être attribué gratuitement. Y a-t-il plus simple que la gratuité ? Où, dans la nature, dans l’univers même, aperçoit-on la moindre notion de paiement, de profit ? Ce n’est qu’une conception humaine au service de l’avidité. Pour l’instant, que le lecteur n’objecte pas l’infaisabilité de la chose, il faut d’abord poser les principes fondateurs de ce système idéal, et les concevoir simples et au service de tous. Les propositions concrètes pour sa mise en œuvre, sans doute par étapes, suivront dans un deuxième temps, lorsque le nouveau modèle sera conceptuellement validé. (voir à ce sujet la page "Mise en œuvre")

2. Dès lors que tout être humain dispose de son nécessaire vital, ce qui le protège définitivement de la misère, de la précarité, de la déchéance et lui rend sa dignité, il n’est plus contraint de travailler pour (sur)vivre !

Quelle immense libération est ainsi offerte à l’homme ! Exit le travail forcé « à la sueur de son front », les emplois dégradants, inutiles ou misérablement payés, le stress qui ronge le corps et l’esprit, les cohues urbaines à « l’heure des bureaux » (ou des usines) ; exit les dépressions, les suicides, le délaissement par manque de temps des proches inactifs (enfants, vieux parents) ; exit le chômage, la schizophrénie entre le dégoût du travail et l’obligation d’en avoir un pour vivre et faire vivre les siens. Exit enfin, le pouvoir dictatorial des patrons esclavagistes (souvent contraints eux-mêmes par le système de profit), des financiers voraces, des spéculateurs de tous acabits, tous privés désormais de leurs troupeaux résignés !

Bien entendu, la disparition du travail en tant qu’obligation vitale ne transforme pas les hommes en inactifs. C’est tout le contraire. Tous les citoyens participent, leur vie durant et bénévolement aux tâches nécessaires au bon fonctionnement de leur collectivité, ce qui ne leur demande que peu d’heures chaque jour.

Mais la différence incommensurable par rapport au système actuel, c’est que les citoyens, débarrassés de la contrainte du profit, de la rentabilité financière et du tyrannique équilibre budgétaire, peuvent être orientés et se porter eux-mêmes selon leur choix, massivement, vers toutes les activités à valeur qualitative ajoutée, dramatiquement réduites actuellement, c’est-à-dire : éducation des enfants, enseignement, soins aux personnes, protection et amélioration des cadres de vie, recherche scientifique, innovations techniques, créativité tous azimuts, protection et entretien des paysages, agriculture biologique.


(Voir ici) CLIQUEZ,

etc., la liste de tout ce qu’il faudrait faire pour enrichir (pas en argent) et épanouir l’humanité n’est pas limitée.

Dans un système où la vie de base est gratuite, où les activités ne génèrent plus de revenus puisque accomplies bénévolement, des millions de personnes redeviennent disponibles pour toutes ces tâches nobles évoquées à l’instant. Exit : services fiscaux, Urssaf, Cpam, caisses de retraites, banques, assurances, bourses, commerciaux, courtiers, traders, lobbyistes, publicistes, etc., la liste de la disparition des activités désormais inutiles ou nuisibles n’est pas non plus limitée. Pourra-t-on trouver une seule personne pour les regretter ?

Quel immense potentiel humain ainsi « récupéré » !


Il y a encore d’autres activités sinon à supprimer, il ne faut pas être naïf ni faire d’angélisme, du moins à réduire considérablement : les métiers militaires et de police. En effet, lorsque tout individu sur Terre vit dignement, que toutes les ressources naturelles n’appartiennent plus à personne, que le partage et l’échange sont la règle entre les peuples, à quoi pourront désormais servir les armées ? Exit les marchands de mort qui sacrifient tant d’hommes pour leurs profits !
Lorsque la gratuité est généralisée, la propriété disparue au profit de l’usage, et donc que le vol ne rapporte plus rien, à quoi désormais pourront servir les policiers ?
L’être humain étant imparfait (mais perfectible, soyons optimiste), les dérèglements psychologiques n’ayant, sans doute, pas totalement disparus, il faudra bien encore un peu de police et un peu d’armée, mais si peu, et aux missions si fondamentalement différentes des missions actuelles.

Quelle simplification de la civilisation !
Quelle amélioration de la vie pour tous ! Quel épanouissement des individus, libres de se porter vers les activités de leur choix et d’en changer à volonté.
Libres aussi de développer tous leurs talents innés ou appris !

Il est possible d’aborder maintenant l’incontournable critique de tout projet basé sur la gratuité : Les gens seront des « entretenus », des « fainéants », ils ne voudront plus travailler.
Mais, la disparition du travail astreignant, c’est précisément ce qui est recherché !
Quant à ceux qui effectivement voudront faire la grasse matinée toute la journée, qui ne voudront pas accomplir leur petite participation sociale, cela n’aura aucune conséquence, tant il y aura de monde disponible pour assumer les tâches considérablement réduites qui resteront encore à la charge des hommes, les machines et l’électronique faisant presque tout.
On peut penser que ces quelques « récalcitrants » (ainsi en va-t-il de la nature humaine), se rendront vite compte de l’inanité de leur attitude et de l’appauvrissement personnel qui en découle. On peut dès lors parier qu’ils ne tarderont pas à changer d’attitude.



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